< > Editions Perturbations-L'Ombre du corps du cocher-Peter Weiss
 
 

L'OMBRE DU CORPS DU COCHER (1959)
Peter WEISS

préface de Georges-Arthur GOLDSCHMIDT
traduction d'Alban LEFRANC


Un homme, dans une pension de famille, observe avec froideur le monde qui l'entoure — un monde dont le sens semble avoir disparu. A travers les rituels bourgeois du quotidien, chorégraphiés de manière brutale, Peter Weiss décrit l’opposition entre le père de famille, patron de l’auberge, et le narrateur célibataire : au sein de cette microsociété, la moindre perturbation peut tout faire s’écrouler.

Ce texte, travaillé par l’ironie et la colère, explore la souffrance humaine et le désir sexuel dans leurs manifestations les plus physiques — un thème récurrent dans l’œuvre de Peter Weiss, profondément marqué par l’Holocauste.

Dans cet univers privé de sentiments et de compassion, il est impossible de comprendre l’autre : par le biais d’une observation minutieuse et fragmentée du monde se dégage alors, comme chez Kafka, un sentiment d’absurdité comique qui donne aux personnages, avec une extrême violence, un caractère presque fantomatique.

Article sur Chronic'art.com

Les Mardis littéraires sur France Culture